«Cette spirale dangereuse de la violence entraîne des risques immédiats pour des millions de civil-e-s, mine la sécurité régionale et internationale et menace une stabilité économique et sociale déjà fragile partout au Moyen-Orient», a déclaré le secrétaire général du COE, le pasteur Jerry Pillay. «L’extension des hostilités met en péril des vies, perturbe des infrastructures essentielles et exacerbe la peur et l’incertitude au sein de populations déjà éprouvées par une instabilité et des conflits constants.»
Pillay a réitéré que les différends entre États devaient être réglés par le dialogue, la consultation et le respect du droit international. «La confrontation militaire et les représailles ne peuvent pas faire advenir une sécurité ou une paix durables», a-t-il affirmé. «En revanche, elles intensifient les souffrances et accroissent le risque d’une conflagration régionale aux conséquences mondiales imprévisibles.»
Le COE a appelé à mettre un terme immédiatement à toutes les actions militaires, à protéger les populations civiles et les infrastructures essentielles conformément au droit international humanitaire, à renouer d’urgence les liens diplomatiques et le dialogue politique en passant par les mécanismes internationaux et régionaux établis et à consentir des efforts internationaux coordonnés pour éviter toute escalade et restaurer la stabilité.
«Dans ses prières, le COE est solidaire de tous les peuples et de toutes les Églises de la région», a ajouté Pillay. «Nous exhortons les responsables politiques à faire preuve de retenue, de responsabilité et à renouveler leur attachement au règlement pacifique des différends.»
Pillay a appelé à emprunter la voie de la diminution des tensions, du dialogue et du respect de la dignité humaine. «La violence ne garantira pas l’avenir de la région; seuls la justice, la redevabilité et un engagement diplomatique soutenu peuvent jeter les bases d’une paix durable», a-t-il conclu.