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17 mars 2022, Siret, Roumanie: Des centaines d’oiseaux survolent le poste frontière de Vama Siret, en Roumanie. Ce poste frontière relie le nord-est de la Roumanie à l’Ukraine. Situé au nord de Siret et plus au sud de la ville de Suceava, il fait la jonction entre la Roumanie et le village ukrainien de Terebleche et, plus au nord, la ville de Tchernivtsi. Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, le 24 février 2022, près d’un demi-million de réfugié-e-s ukrainien-ne-s ont franchi la frontière pour se rendre en Roumanie. Selon les chiffres officiels, plus de 50 000 personnes ont traversé la frontière au cours des dernières 24 heures, dont environ 20% devraient rester en Roumanie, plutôt que de transiter vers d’autres pays européens.

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«Nous reconnaissons et déplorons la complicité passée des Églises dans nombre de ces crimes, pour lesquels nous avons une responsabilité constante de repentance et de réparation», peut-on lire dans la déclaration. «Nous reconnaissons que les catégories actuelles de crimes relevant du droit international ne peuvent couvrir la totalité des souffrances, des bouleversements et des fragmentations existentielles endurées par les victimes, ni les conséquences que subissent encore leur descendance et les membres des communautés visées

La déclaration appelle à une reconnaissance explicite du traumatisme durable de tels crimes, même s’ils ne relèvent pas du champ étroit des définitions juridiques conventionnelles.

«Nous reconnaissons que ces expériences ont marqué, et continuent de marquer, le vécu de nombreux membres de nos Églises et communautés dans de nombreuses régions du monde», déclare le Comité central. «Aujourd’hui, nous gardons dans nos pensées et nos prières tous ces événements et toutes les personnes qui ont subi des atrocités criminelles dans ces contextes, et qui continuent d’en souffrir dans certains endroits, et nous les portons devant le Dieu de justice et de compassion

L’absence de reconnaissance, de mémoire, et de responsabilité pour les crimes commis par le passé a permis et encouragé leur répétition, note la déclaration.

«Ces efforts visant à affaiblir les principes et mécanismes de prévention et de poursuite des crimes les plus graves au regard du droit international sont contraires à la morale et nous exposent tous et toutes à un risque accru de voir ces crimes se reproduire», continue le Comité central, qui appelle également le COE à jouer un rôle central, avec et par l’intermédiaire de ses Églises membres et de ses partenaires œcuméniques, et dans la limite des ressources dont il dispose, dans la gestion de cet héritage d’injustices non résolues, de mémoires non cicatrisées, et de communautés fracturées en raison d’atrocités criminelles passées.

Le Comité central du COE se réunit du 18 au 24 juin à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Déclaration sur la prévention des atrocités criminelles

Comité central du COE, juin 2025

Le président du Comité central du COE: «Nous poursuivrons notre pèlerinage en priant et en rendant justice» (Communiqué de presse du COE, 18 juin 2025)

Le secrétaire général du COE réfléchit à la nécessité d'oser espérer au milieu des difficultés (Communiqué de presse du COE, 18 juin 2025)

Ouverture du Comité central du COE, accueilli par des Églises d’Afrique (Communiqué de presse du COE, 19 juin 2025)

Diffusion en direct des sessions quotidiennes

Photos: Comité central du COE 2025