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Dr Tedros meets with representatives of the UNAIDS Programme Coordinating Board, Geneva, Switzerland, 3 July 2026

M. Tedros rencontre des représentant-e-s du Conseil de coordination du Programme d’ONUSIDA, à Genève, en Suisse, le 3 juillet 2026.

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Parmi les responsables réuni-e-s figurait Gracia Violeta Ross, responsable du programme du COE VIH, Santé reproductive et pandémies. Il y avait également notamment Anton Basenko, International Network of People who use Drugs; Amanita Calderon-Cifuentes, Trans Europe and Central Asia, Berlin; Erika Castellanos, Global Alliance for Trans Equality; Keren Dunaway, Organización Llanto, Valor y Esfuerzo; Mariana Iacono, International Community of Women Living with HIV; Doreen Moracha, Yaoundé National Empowerment Network of People Living with HIV and AIDS in Kenya; et Ulrich Mvate Yemlet, Humanity First Cameroon.

Ces responsables communautaires étaient à Genève pour la 58e réunion du Conseil de coordination du Programme ONUSIDA.

Ouvrant le dialogue, Tedros a souligné que l’OMS voulait tout d’abord être à l’écoute, car elle reconnaît que les communautés en première ligne apportent des connaissances, une expérience et un rôle moteur précieux dans la lutte contre le VIH.

Les responsables communautaires ont souligné l’importance de la protection des droits de la personne, en combattant la stigmatisation, la discrimination et la pénalisation et en renforçant la collaboration dans le cadre du suivi mené par la communauté pour renforcer la redevabilité et mieux tenir compte des vécus de chacun-e.

Lors de la 58e réunion du Conseil de coordination du Programme ONUSIDA, Ross a également rencontré des délégué-e-s d’ONG et des représentant-e-s d’États membres, notamment Haïti.

Combattre les inégalités dans le domaine de la santé

Les points de vue des communautés sur l’avenir de la riposte mondiale face au VIH et la transition du Programme conjoint d’ONUSIDA ont été présentés aux participant-e-s à la 58e réunion du Conseil de coordination du Programme ONUSIDA. Elles et ils ont également évoqué les conséquences de la baisse des financements, l’impossibilité de parvenir aux objectifs en matière de VIH pour 2025 et l’environnement politique difficile pesant sur la mise en œuvre de la Déclaration Politique 2026.

S’agissant des financements dans les pays et de la mobilisation des ressources au niveau national pour combattre le VIH, Ross a partagé l’exemple de la Bolivie, où il a fallu sept années pour mobiliser ces ressources pour le traitement du VIH et le dépistage des femmes enceintes. «Toutefois, encore à ce jour, les activités de prévention pour les populations les plus touchées, comme les femmes transgenres et les homosexuels, dépendent toujours dans une grande mesure du Fonds mondial», a-t-elle déploré. «Mon intervention a porté sur le niveau national, en rehaussant tout particulièrement l’impact des programmes de prévention.»

Ross a souligné que la mobilisation des ressources au niveau national était extrêmement compliquée, car elle dépend fortement de la volonté politique des gouvernements. «Par exemple, certains pays ne donnent peut-être pas la priorité au VIH, tandis que d’autres criminalisent même les organisations qui apportent un soutien aux populations clés», a-t-elle indiqué. «J’ai souligné que nous ne pouvons pas livrer des pays à leur sort.»

Ross a souligné qu’une approche hybride s’imposait pour le monde conjuguant mobilisation nationale de ressources et soutien international continu d’organisations comme ONUSIDA et le Fonds mondial. «J’ai également affirmé que la mobilisation nationale de ressources ne doit pas servir de prétexte pour s’exonérer de toute responsabilité en matière de riposte face au VIH et pour abandonner des pays face à ces défis», a-t-elle fait observer. «Dans une deuxième intervention, j’ai souligné que cheminer vers un autre modèle pour ONUSIDA, avec des points focaux et des bureaux plus petits, comportait à la fois des avantages et des inconvénients».

Elle a mis en avant l’exemple de la Bolivie, qui n’a jamais eu de bureau de pays ONUSIDA, mais qui avait des conseillères et conseillers VIH. «Lors de la réunion avec le directeur général de l’OMS, j’ai indiqué que les communautés se félicitaient de la possibilité de transformation, car l’épidémie de VIH en elle-même a considérablement évolué au fil du temps», à ses yeux. «Cependant, compte tenu de la crise de financement qui éprouve à l’heure actuelle la riposte face au VIH, nous redoutons que l’implication communautaire disparaisse, car lors d’urgences ou de périodes de raréfaction des ressources, la participation des communautés est souvent la première à être sacrifiée.»

Ross a expliqué que l’un des modèles les plus forts de participation communautaire est le Mécanisme de coordination par pays du Fonds mondial, qui englobe toujours des représentant-e-s des communautés et de la société civile dans les processus de prise de décisions.

«J’ai avancé que les communautés ne veulent pas que l’on relègue la riposte face au VIH à un programme obscur de n’importe quelle agence des Nations Unies», a-t-elle poursuivi. «Les communautés s’attendent à une implication qui aille au-delà de la consultation et de la participation à des réunions.»

Les communautés s’attendent à diriger, à co-créer et à mettre en place conjointement les solutions aux côtés des agences des Nations Unies et des États membres, a-t-elle martelé.

«Nous ne pouvons pas simplement abandonner, car le processus de réforme ONU80 est susceptible de déboucher sur la fermeture ou le remaniement d’une agence», a-t-elle soutenu. «La riposte face au VIH demeure vitale, les communautés demeurent essentielles et la lutte pour vaincre le SIDA est loin d’être terminée».

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Gracia Violeta Ross, WCC programme executive for HIV, Reproductive Health, and Pandemics, UNAIDS

Gracia Violeta Ross, responsable du programme du COE VIH, Santé reproductive et pandémies, s’exprimant lors de la 58e réunion du Conseil de coordination du Programme ONUSIDA. 

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